Toujours en chantant

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15 novembre 2007

Syllogismes de l'amertume


Je réfléchis, une fois de plus, sur l'état de création.
Un artiste peut-il enfanter sans douleur ou ne peut-il enfanter que dans la douleur ?
En pareil cas, renoncera-t-il à être heureux, ou s'il le devient renoncera-t-il à être artiste ?
CIORAN écrivait : "La musique est le refuge des âmes ulcérées par le bonheur".
Ulcéré n'est pas le mot qui me semble le plus approprié, mais acharné à découvrir sans cesse un bonheur encore plus vaste que celui de la création, peut-être.
L'artiste peut-il créer dans un espace-temps heureux stable et sécure ? A-t-il absolument besoin de ce confort là ? Assurer le nécessaire vital, certes, mais au delà, l'état de création ne nécessite-t-il pas un état intérieur tourmenté et fébrile, second en fait ?
Alors disons que je persévère, puisque plus ça rate plus on a de chance que ça marche.....

08 novembre 2007

Ode au Tif

Mardi soir, puis mercredi après-midi, deux moments sans excès mais pourtant exceptionnels autour d'une de mes compos.
Dans un lieu rafraîchi et ouaté (merci aux G.O).
De ces moments dont on voudrait, ensemble, suspendre le temps, pour les rendre inaltérables et étancher la soif de poursuivre.

UN itératif MOMENT auditif EN SOMME, justement comme si c'était le même : unité de lieu de temps et d'action.

Un moment que je pressentais :
créatif,
constructif,
attractif,
corrélatif,
quelque peu éruptif et explosif,
fédératif aussi.

Un moment qui s'est avéré :
positif,
distinctif,
adventif,
inventif,
certes mélioratif,
affectif,
causatif,
un peu corrosif,
résolument décisif,
dévolutif aussi,
instinctif et intuitif,
intensif,
nutritif,
perceptif

qualitatif ?

J'ignore si on a atteint ensemble l'objectif, car c'est très subjectif tout ça.

Hauts les Tifs, Ode au Tif.